19 juin 2006

Les SDF se font une raison

Y’a quelques temps déjà, on a fait un match à l’Etivallières. Mais très franchement, je sais pas s’il mérite vraiment qu’on s’y attarde. Si ? Bon OK, je vais en dire 2-3 mots… mais pas trop non plus pour pas avoir trop la honte.

Alors ce match avait lieu à l’Etivallières. C’est Bennes qui nous l’avait dit, car quand t’allait sur le site de la FSGT et bin y’avait marqué « pas de terrain ». Mais Bennes, va savoir comment qu’il l’a su, il nous a dit qu’on jouerait à l’Etivallières. Donc nous, clopin clopan on s’est pointé là-bas sur le coup des 19h30. On y est allé à 19h30 car on jouait à 20h en fait cette fois-ci. D’hab’, on joue toujours à 19h30 mais là, ils ont décalé d’une demie heure pour… bin pour rien en fait, juste comme ça, pour la déconnade.

En tout cas, nous à 19h30 on arrive donc là-bas. On va dans les premiers vestiaires (wé y’en a deux) et on nous dit « non non, vous vous jouez pas ». C’était même pas « non vous jouez pas ici », c’était non on joue pas tout court en fait. Putain, on aurait eu Bennes sous la main, je crois qu’on lui aurait fait la tête au carré. Mais comme de bien entendu, lui avait déclaré forfait.

On se pointe quand même au vestiaire 2 au cas où le gardien serait moins borné et nous refilerait un vestiaire. Mais que nenni, il a rien voulu entendre et nous a mis à la porte lui aussi. De vrais SDF j’te jure. Pour une fois on méritait vraiment notre nom. Mais le truc bien, c’est qu’en se faisant virer, on a trouvé une équipe qui se faisait virer aussi : nos adversaires.

Vu que nos adversaires étaient venus (et que donc Bennes ne nous avait pas dit de conneries), bin on s’est changé dehors, à la manouche. Le truc bien quand on se change à la manouche, c’est que t’as pas besoin de marcher entre le vestiaire et le terrain car tu te changes direct sur le terrain. Bon c’est bien le seul avantage que j’ai trouvé à se changer comme ça.

Donc on a fait l’échauffement comme d’hab’. Quelques frappes, quelques chandelles, quelques passes, aucune course. L’échauffement normal quoi. Puis on a commencé le match. Au bout de 2 minutes, Do’ centre et Oliv’ reprend au premier poteau. But ! Limite on y croyait pas. Oliv’ l’avait joué tout en touché ce ballon, un truc de fou. C’est vraiment pas son style à Oliv’. D’hab’ c’est coup d’épaule sur un adversaire, coup de boule sur un autre et coup dans le ballon pour finir, tout ça enchaîné en 3-4 secondes. Enfin bon, on menait 1-0, la ballade. Enfin on croyait.

On croyait parce que les autres en face, mine de rien mine de crayon, ils jouaient pas mal. Y’en avait un qui touchait pas mal la balle. D’ailleurs, c’était trop chiant car il te faisait un passement de jambes pour t’embrouiller, un deuxième passement de jambes histoire que tu voies plus trop le ballon, un troisième passement de jambes qui te fait perdre tes appuis et fait te retrouver sur le cul et il enchaînait par une frappe, ou une passe, c’est selon. Nous on comprenait trop rien. Donc des fois, Dave et Oliv’ lui mettait quelques taquets préventifs, pour qu’il arrête de nous donner des entorses du cerveau. Nous dans notre équipe, on n’en a pas des gars qui touchent pas mal comme ça. Y’en a bien 2-3 qui se touchent un peu, mais c’est bien tout.

Enfin bon, ce qui devait arriver arriva, ils ont marqué. Un but d’abord, puis deux et trois. Nous de notre côté, on a rien lâché. Et à chaque fois on revenait presque au score. On est revenu à 3-2 grâce à Do’. Me demandes pas comment qu’il a marqué car je m’en souviens pas du tout du tout. Moi derrière j’ai failli marquer aussi. Enfin failli. Je récupère la balle, Do’ me crie « frappe frappe ». J’étais à 25 mètres environ, je venais juste de passer la moitié du terrain et je me pose pas de questions, je frappe. Et bin tu me croiras pas mais comme elle était belle ma frappe pour une fois. Elle est super bien partie et le gardien a eu un magnifique réflexe et la claqua en corner. Flute.

Après ça, les esprits se sont un peu échauffés. Je courais après le porteur du ballon. Ce con en courant me fout un coup de crampon dans la cuisse, en me touchant il perd l’équilibre, s’ébouse par terre et après il vient me chercher la merde comme quoi j’avais fait un attentat. Non mais c’est l’hôpital qui se fout de la clinique là ! Le mec je l’ai pas touché et il vient râler. Enfin bon, moi j’aime bien quand ça râle un peu, ça me fait marrer. Surtout qu’avec les copains derrière, bin même pas j’ai les choquottes. En plus, moi aussi je me suis éclaté la gueule par terre quelques minutes après, mais j’ai pas chouiné pour autant. On joue contre de ces tafioles des fois j’te jure…

Enfin bref, pour en revenir au match, à 4-2 pour les autres, je suis sur l’aile droite. On me passe la balle, mais moi je la voulais pas. Je crie « pas à moi pas à moi, j’ai une crampe aux cheveux ». Je dégage la balle comme je peux au centre. Elle monte à 77m23 de haut puis retombes telle une météorite sur la tête à Ju’. Ju’, soi disant fait exprès de mettre la balle pleine lucarne, hors de portée du gardien. But ! Alors là, on a halluciné. Ce but, même Bertrand l’aurait pas mis je crois bien, et Ju’ si. Incroyable !

Ca a fait 4-3 du coup. Mais tout de suite derrière, la poisse. Do’ récupère la balle en défense, il remonte au milieu de terrain. Oliv’, qui se trouve alors à côté de lui, lui dit « laisse ». Do’ tel un brave toutou obéit mais Oliv’, à croire qu’il comprend pas ce qu’il dit, ne prend pas le ballon. Un adversaire rôdait et hop, il a filé au but et a battu Flo’ aux cages. Et oui, c’était Flo’ aux cages car Tony, après deux mi-temps, en a eu marre d’être dans les cages.

Moi, quand j’ai vu ça, j’ai gueulé comme Dus dans le chalet avec les italiens « c’est pas bientôt fini, y’en a marre maintenant !!! ». Ah j’étais furax. J’ai même décidé de passer aux cages, me disant que ça pourrait pas être pire. Grosse connerie… En 10 minutes, j’ai pris 4 buts j’ai rien compris. Les ballons allaient pourtant pas très vite mais je sais pas ce que j’ai eu, j’ai esquivé aucun réflexe et est tout laissé filé au fond. Alors les copains ils se sont pas gênés pour me chambrer les sagouins, mais n’empêche que, OK j’ai fait quelques boulettes, mais eux non plus ont pas été exempts de tout reproche.

Enfin bref, ce match, ou plutôt cette dérouillée, nous aura fait tiré un enseignement principal : Ne jamais laisser Tony joueur de champ. Alors lui, je crois que sur le terrain il aimerait tout faire, et du coup il fait rien voire pire encore, il fait les conneries. Franchement, faudrait lui faire comprendre que sa place s’est dans les cages et pas ailleurs. Pour le punir de sa piètre prestation sur le terrain, avec Do’ on voulait lui mettre des fourmis rouges dans l’anus, histoire qu’on l’y reprenne plus. Malheureusement on n’a pas trouvé de fourmis rouges. Dommage… 

Après ce match, on a définitivement quitté les premières places je pense. On était premier puis on a perdu 3 matchs d’affilée, autant dire tout espoir de jouer le titre. Tant pis, toute façon on n’avait pas le niveau je crois bien.

Posté par asdf42 à 15:56:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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