27 mai 2006

Les abeilles tueuses, elles nous ont tué

abeilleNouveau match pour l’ASDF. Une semaine après avoir perdu son statut de leader de la poule, l’équipe allait tout tenter pour le récupérer. Pour cela, il suffisait d’une victoire, sur un score si possible assez large. Et bin, je veux pas tuer le suspense tout de suite, mais on a fait tout le contraire.

Mais bon, plusieurs raisons explique cela. Tout d’abord, l’équipe en elle-même. On était 7, ou plutôt 6 et demi si on considère que Tony n’est arrivé qu’après 10 minutes après le début de la deuxième période. Alors lui on le retient ! Bertrand l’a pourtant appelé une heure avant le match pour qu’il confirme sa venue. Et il a confirmé… Il a répondu « pas de souci, je serais peut-être pas là à 19 heures pétantes mais à 19h15 à tout casser je serais arrivé ». Et bin Tony il a du rester à l’heure d’hiver je crois bien car il est arrivé à 20h30 bien tassé. On était fou…

Enfin bref, son absence n’aurait pas été un problème si les autres avaient tous été présents. Mais alors en ce moment, je sais pas ce qui se passe mais personne ne veut venir jouer. Pourtant, il commence à faire beau, on est super bien pour jouer et tout, mais non, les gens n’ont pas envie. Ils trouvent tous des excuses à la noix :

-         Dave revient d’un pèlerinage en Tunisie donc il est fatigué à cause du décalage horaire.

-         Ju’ était inapte pour jouer, il s’est soûlé à la Tourtel samedi soir faut dire, donc le temps de se remettre…

-         Olive avait quant à lui un concours de sosie de Elie Semoun. Franchement, à part les cheveux il lui ressemble pas tant que ça. Ca doit être parce qu’il a la même voix de furet…

-         Pierrot, bin alors lui on sait pas où il était. Il a disparu depuis 1 mois le pauvre, et personne n’est encore parti à sa recherche.

-         Fabien filtre tous les coups de fil provenant de membres de l’ASDF car il a peur qu’on essaye de l’appeler pour venir jouer. En même temps, nous de notre côté on a peur qu’il décide de revenir jouer avec nous.

-         Brice de Nice est à Paname pour affaire à ce qu’il parait. C’est Bennes qui nous l’a dit. Je sais pas si c’est bien vrai… Faut dire Bennes, depuis qu’il a décidé de plus se couper les cheveux y’a 4 ans et demi, j’ai du mal à le prendre au sérieux quand il parle. Comment tu veux prendre au sérieux un gars qui met un serre-têtes dans le seul intérêt de ressembler à son idole Christophe Dugachy.

-         Pour Pat Guillou, lui il a une vraie excuse au moins. Il purge encore ses matchs de suspension. D’ailleurs, elle se termine il me semble. Faudra pas oublier de le contacter pour la prochaine fois les copains.

A un moment, je me suis même dit qu’on serait même pas 7 pour jouer. D’ailleurs, on n’a pas été 7, sauf si on compte Tony. Le problème en fait quand Tony il est pas là, c’est qu’on n’a plus de gardien. Donc pour désigner qui allait y passer, on a fait une séance de tirs, ou chandelles c’est selon. Et celui qui envoyait le ballon le plus loin au-dessus des filets gagnait le droit de passer aux cages. Moi j’avais pas tout compris et j’ai eu l’idée sotte et grenue de remporter ce mini-concours. J’ai trop bien frappé le ballon, il s’est envolé au moins à 25 mètres de haut et est retombé super loin. J’étais pas peu fier, j’avais enfin gagné quelque chose au foot. C’était même la première fois je crois bien qu’on me récompensait pour une performance sportive. La dernière fois que j’avais gagné un truc en sport, c’était quand j’étais en 4ème au collège. Avec les copains du tennis, on avait fait une sorte de concours à Andrézieux avec plein d’autres gamins de la Loire pour dénicher de futurs champions. Et bin moi, tu me crois tu me crois pas, mais j’y avais gagné une paire de pompes à ce concours. Bon OK, c’était au tirage au sort que je les avais gagné. Mais j’avais gagné eheh ! En tout cas, lundi ça s’est pas joué à grand chose. Bennes et Céd’ ont tout donné pour tenter de me battre mais que nenni, j’étais le plus fort !

Enfin bref, assez parlé de moi. Parlons sport plutôt. Maintenant qu’on avait désigné qui était le blaireau qui passerait aux cages, il a fallu décider de la stratégie à adopter sur le terrain. Moi j’ai proposé un 5-0-0 histoire d’avoir une bonne assise défensive et de pas me prendre de mines dans la gueule, mais cette tactique n’a pas été retenu. C’est la tactique Bertrand qui a été retenu, d’un commun accord avec lui-même. Il a pris ses grands airs et a dessiné brièvement le schéma tactique sur un bout de papier avec un stylo. Il a fait des tas de croix partout, avec des traits et des flèches dans tous les sens. On aurait dit, je sais pas, qu’on allait débarquer en Normandie. D’ailleurs les collègues et moi, on n’a pas compris le principe, on a cru qu’il fallait deviner le dessin comme dans pictionnary. Alors on a commencé à faire des propositions. « Une pyramide ? » « Une tringle à rideau ? » « Un canoë kayak ? »
Do’ a coupé court en disant « Mais vous voyez pas que c’est un schéma tactique ». « Ah mais c’est pas du jeu, tu connaissais la réponse ! » a crié Céd’. Il a dit que puisque c’était comme ça, il jouait plus. Bennes a voulu savoir ce que c’était un schéma tactique. Do’ a expliqué que c’était l’explication de comment on devait jouer. Même que si une équipe suivrait le schéma tactique, elle serait sûre de gagner à tous les coups. Nous, ça nous a soufflés. Bon, c’est juste dommage que les matchs se jouent sur de la pelouse et pas sur du papier. A part ça.
À la fin de son gribouillage, Bertrand a demandé si quelqu’un avait des questions. Y a eu un silence puis Bennes a levé le doigt. On a pointé le menton vers lui. Il a fait : « C’est quand qu’on mange ? » J’ai répondu : « Mais pourquoi tu veux manger, t’as mangé hier non ? » « D’autres questions ? » a fait Bertrand. Céd’ a demandé si c’était comme ça qu’il faisait les pros au foot pour pas se rentrer dedans sur la pelouse comme nous on fait des fois. Bertrand a dit que oui, qu’avant chaque match, les pros ils ont de longues séances de tableau noir où l’entraîneur explique le schéma tactique et tout. Bennes a plissé les yeux et il a dit « Pourquoi on dit tableau noir alors que pour nous c’est un papier blanc ? » Tout le monde a grommelé. Il a fait : « Excusez-moi si en tant que capitaine de l’ASDF je trouve pas ça logique. Excusez-moi ! » Flo’ a levé la main, elle était pleine de traces de feutre. J’ai soupiré un grand coup et je lui ai fait « Vas-y, on t’écoute ». Il a demandé « Je peux aller faire pipi ? » Là, c’était la goutte. Déjà qu’on était pas en avance pour le match et que nos adversaires nous attendaient…
Bertrand a montré une des croix de son dessin puis il a crié à Flo’ « Tu joueras dans l’entrejeu. Mais attention, je te préviens Florence, muscle ton entrejeu ! » Flo’ a hoché la tête puis en douce, il m’a demandé, c’était quoi l’entrejeu. J’ai répondu « À mon avis, c’est comme l’entrecôte sauf que ça se mange pas ». Bertrand allait dire autre chose quand Do’ s’est mis à crier « J’y vois plus rien ! J’y vois plus rien ! ». En fait, c’était Céd’ derrière, qui pour faire l’andouille lui avait mis les mains sur ses yeux. Do’ a eu peur, il a cru qu’il était devenu aveugle comme moi quand je suis devant les cages. J’ai fait « Oh les gars, franchement vous croyez que c’est comme ça qu’on prépare un match ? On va le perdre ce match, moi je m’en fous ». Quoique, en fait non, je m’en fous pas d’ailleurs.

En face, les gars, c’était des pros je crois bien. Rien que de les voir comme ça, ça faisait flipper limite. Ils avaient les survet’ et les tenues assorties. Comparé à nous, y’a une différence un poil voyante. Dans notre équipe, Bennes joue avec les rares vêtements encore propres qu’il trouve et Céd’ n’a même pas la tenue officielle de l’ASDF, paye ton professionnalisme dis.

Puis, sur le coup des 20h10, après avoir bien fait traîné en espérant que Tony arrive, on a commencé le match. Et mine de rien mine de crayon, même à 6 contre 7, on tenait bien la baraque. On jouait un peu tous derrière faut dire, comme quoi ma stratégie était pas si conne que ça. En même temps, avec une défense à 4 plutôt qu’à 3 comme d’hab’, rien de plus normal qu’on défende mieux. Sauf que ce que je savais pas, c’est que dans le foot, y’a pas de logique, et encore moins avec notre équipe, faut pas pousser. A 4 derrière, les gaziers ont pas pu s’empêcher de reculer. Ils reculaient tellement mêmes que j’ai du gueuler de remonter. Bennes a pas été d’accord. Il a dit « Je te ferais dire qu'un défenseur, sa place c'est derrière, d'abord ! » Je me suis énervé « Oui mais pas derrière les cages, quand même ! ». Du coup, ce qui devait arriver arriva. Je parle pas de Tony, mais du but adverse. Leur ailier fait mine de centrer, mes défenseurs se sont tous rués au centre car malin ils avaient bien vus que dans la position où il était y’avait de grandes chances qu’il passe la balle au milieu. Manque de bol, il a frappé. Moi je m’y attendais mais alors pas du tout. Ca a fait but. Eh merde…

Enfin on s’est pas laissé démonter. On a même décidé d’attaquer pour inverser la tendance. Résultat : ils en ont mis un deuxième. Là je veux pas balancer ni rien mais je peux pas y faire grand grand chose. Ce coup-ci, leur ailier (pas le même que tout à l’heure, un autre), au lieu de frapper comme son camarade, il a centré. Le truc con, c’est que cette fois-ci, on a tous anticipé la frappe, donc y’avait plus personne au centre et ça a fait but. Eh merde…

A 2-0, heureusement, les gaziers y ont encore cru et Do’, bien servi dans la profondeur a réduit le score d’une belle frappe croisée. Ca, c’était juste avant la mi-temps. 2-1 pour les abeilles (wé il jouait en jaune et noir). Y’a pas eu de longs discours ou quoi que ce soit. Tout le monde se cachait derrière la même excuse : « Mais il fout quoi Tony bordel !!! ».

On a commencé la deuxième période. Flo’ et Do’ se sont proposés pour passer aux cages mais je leur ai dit que ça me dérangeait pas tant que ça d’être dans les buts. En fait, si ça me faisait chier, mais en même temps, j’étais déjà fatigué même sans rien faire, alors si en plus j’aurais du courir, je crois que je serais mort sur le terrain.

Puis, à 20h30, alors que plus personne ne l’attendait, Tony est arrivé. « Excusez moi les copains, je suis en retard ». Non mais il se fout de notre gueule ou quoi ? Comme si on l’avait pas remarqué qu’il était en retard le mec. Ah on était furax j’te dis pas. En plus, comble du … bin je sais pas comble du quoi, mais Tony, en plus d’être en retard, avait oublié sa tenue. Bennes lui a dit de chercher dans son sac car il devait avoir un short qui traînait depuis 3-4 semaines. Tony est revenu du vestiaire avec une sorte de mix entre un short et un boxer. On dirait pas comme ça, mais Tony il est sacrément g…, euh costaud. Le machin ça lui moulait les parties, je pense qu’il serait même pas arrivé à courir avec de peur de se froisser une bouliche. Il est donc passé aux cages comme à son habitude et moi je suis parti jouer dans le champ. Enfin c’est une expression « aller jouer dans le champ », faut pas tout prendre au pied de la lettre. Et donc j’ai joué, ou plutôt essayer car après 5 minutes, j’ai été carbo. Je sais pas ce que j’avais mais j’ai cruellement manquer de force, c’était ballot.

Les autres ont profité que Tony était pas chaud pour le tester. Y’en a un qui a frappé de loin et Tony, je sais pas ce qu’il foutait à ce moment là, mais il a rien compris et a ramassé le ballon au fond de ses filets. Pourtant, c’était pas une frappe de mammouth, non non… Heureusement, Bertrand a marqué un but de son côté pour pas qu’on soit trop à la ramasse.

Alors que le match se disputait dans une ambiance plutôt correcte. Le ballon arrive en l’air et Bertrand veut foutre sa tête. Y’a une petite abeille, elle est venue se placer juste sous papy Berti et l’a déstabilisé. Du coup, Bertrand est retombé comme une masse sur son flanc gauche. La petite abeille a fait style de rien n’était et tout. Ca l’a pas fait. Après ça, Bertrand a été un poil énervé et a tout fait pour marquer le plus de buts possible. Du coup, il a fait de ses conneries, incroyable, c’était pas digne de lui. La suite du match s’est résumé à un but des abeilles, suivi d’un but de notre part enchaîné d’un autre but des abeilles et ainsi de suite. Au final, on perd 6-4. Fais chier. Le fait marquant du match que je retiendrais car c’est quand même rare et que je pense qu’on le reverra d’ici 14 années, c’est le second but de Do’. Il a marqué de la tête sur corner. T’imagines, on dit toujours « il est petit, il est pas bien grand et tout ». Bin lui au moins, il s’est faire des têtes. Regardes les grands dans l’équipe (bon y’avait que Bertrand et moi ce coup-ci), mais on a été infoutu de faire une belle tête dans toute la rencontre. Et bin Do’ il a eu une possibilité et il l’a saisi. Bennes a tiré le corner. Moi, j’ai vu passé le ballon au-dessus de moi, je me suis retourné et j’ai vu Do’ arriver comme une fusée, sauter à 2m50 de haut, se plier en boule et catapulter la balle de la tête dans les filets. Chapeau Do’ ! Le dernier but a été marqué par Bertrand, mais ça c’est juste pour l’anecdote car on s’en fout un peu.

Bon, j’espère que la prochaine fois, on sera un petit peu plus nombreux pour défendre les couleurs de l’ASDF car une saison ça s’arrête pas en février les gars. Au début de la saison, on était 13 ou 14, et maintenant on n’arrive même plus à être 7 par rencontre. Enfin voilà, je pousse un petit coup de gueule virtuel, mais je vous fais confiance pour être présent lundi prochain.

Posté par asdf42 à 16:45:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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