14 mai 2006

Les derniers seront les premiers... bin on s'en rapproche eheh

L’autre jour, on a joué les éducateurs de Montreynaud. Montreynaud c’est un quartier de Sainté, un peu chaud à ce qu’il paraît. Moi j’y ai bossé pendant 2 mois et j’ai eu aucun souci perso. Bon OK, j’ai vu un feu de voiture, et alors ? Même dans mon village, il nous arrive de faire des barbec’ parfois. Puis on dit que Montreynaud c’est un quartier difficile et tout, mais c’est des conneries. C’est loin d’être un quartier pauvre. Y’a qu’à voir le nombre de BM qui circulent par là-bas.

Bon, sinon pour en revenir au match. On a joué à Méons sur un beau terrain. Il était beau ce terrain, j’te raconte pas. De la fausse herbe comme dit ptit Ju’. Des conditions impeccables pour faire un gros match quoi. Le seul problème, ça a été Tony. Le gars on lui dit le match il est à 19h30 (et encore, on commence toujours avec 15 minutes de retard) et le gars il se pointe à 20h05. Du coup, on n’avait plus de gardien pour le début du match. Je me serais bien proposé pour y passer, mais j’avais pas envie. Donc on a mis Fabrice. Fabrice, c’est un peu le contraire de l’assurance tout risques aux cages si tu vois ce que je veux dire. Alors ok, sur le terrain il est peut-être meilleur que certains d’entre nous (et encore), mais aux cages, attention. C’est loin d’être l’idole des jeunes. Enfin bon, on l’a mis aux buts en attendant que Tony il arrive.

Après 10 minutes de jeu, Tony est arrivé clopin-clopant, style « je suis à peine à la bourre les gars ». Nom de nom, mais il se fout de notre gueule le gazier là ! Limite il s’excuse même pas. A on était furax je t’explique pas. Non je déconne, en fait, Fabrice aux cages il est pas très bon, mais il vaut Tony. D’ailleurs, il se prend qu’un but Fabrice, et encore c’est sur pénalty. Mais il abuse franchement, je suis sûr qu’il pouvait l’avoir (mauvaise foi quand tu nous tiens…).

Et wé, on perdait 1-0. Mais en face, les gars ils jouaient pas mal. Ils se faisaient des passes comme il faut et tout, elles arrivaient dans les pieds de leurs collègues et tout. Nous, ça, ça nous arrive jamais quasi. Moi sur le front de l’attaque, je courais dans tous les sens. Je me dépensais sans compter, et en plus je servais à rien ou presque. Heureusement, Bertrand , Bennes et Pierrot entre autres me donnait quelques ballons histoire que je m’ennuie pas. Et sans te mentir, j’ai failli marquer, encore une fois… Malheureusement pour l’équipe, je me suis déchiré, 2 fois qui plus est. Je suis dos au but, tout le monde me crie « Là là là ». Moi je comprends rien, je crois limite qu’ils inventent un chant avec tous ces lalala, je pivote sur ma jambe d’appui et je tente la frappe en pivot. Bon je me loupe. Logique en même temps, c’est super chaud à faire. En tout cas, ça a pas trop plu aux collègues que je leur passe pas le ballon. En même temps, eux aussi des fois il me la passe pas la balle, c’est pas pour autant que je tire une gueule de 6 mètres de long. Pourtant, je t’assure des fois, il devrait me la passer, ça pourrait pas être pire que ce qu’ils font parfois.

Enfin bon, je vais pas trop la ramener non plus car des fois, j’avoue, je suis pas tip top. Pour en revenir au match, après mes beaux craquages, Bertrand a pris les choses en main et a marqué. Il a l’air facile des fois Bertrand, enfin des fois seulement faut pas abuser non plus. Ca lui arrive à lui aussi de faire des boulettes, peut-être moins souvent que certains mais ça lui arrive faut pas croire. Enfin bref, pour changer c’est lui qui nous remet dans le droit chemin. 1 but partout, on y croit les gars on y croit.

Après tout, c’est pas pour se la péter ou quoi que ce soit, quoique. Mais on est dans les toutes premières places de notre poule avec nos 2 victoires en 2 matchs. Autant dire que si on gagne encore, on va finir par être leader eheh.

Les autres, ils jouaient mieux que nous, je reconnais. Par contre, on les a eu sur le physique. Quand je dis « on » je parle de l’équipe au complet car perso, j’étais mort bien avant que le premier joueur de l’équipe adverse ne commence à transpirer. Je sais pas ce que j’ai mais j’ai le physique d’une mangouste, fais chié.

Mais ça ne m’a pas empêché de marquer. Moi je suis un vrai renard des surfaces, toujours là, au bon endroit, au bon moment. Bertrand passe toute la défense en revue, se retrouve seul face au gardien et me donne la balle. Moi d’un magnifique plat du pied, je double la mise. 2-1. Grâce à moi en quelque sorte, on prend l’avantage. Mais j’oublie pas de dire merci Bertrand sur ce coup là car je crois que si je le manquais celui-là, je me faisais décapité en place publique par ma propre équipe.

Ensuite, Bertrand en a mis un autre, pour le fun soi-disant. Une bonne idée car Tony n’a pas pu s’empêcher de nous faire sa spéciale. Il sort de ses cages, part à l’aventure dans la mêlée et se moque complètement que le ballon passe 5 mètres au-dessus de lui et file tranquillou dans les buts. Le pire après c’est qu’il ose nous dire « Je pensais trop l’avoir, puis il est passé un poil de cul au-dessus de mes gants ».  C’est la cerise qui fait déborder le vase ça ! Non mais il hallucine ou quoi ? Il croit qu’il a des mains de géants le gazier. Enfin bon, on lui en voudra pas trop, il a l’habitude et puis il s’est bien rattraper par la suite avec une parade prodigieuse sur sa ligne.

N’empêche qu’avec ce score de 3-2, on faisait pas trop trop les malins au moment d’entamer la dernière période. La dernière période, je le rappelle au cas où t’aurais manqué les 18 derniers épisodes, c’est celle où on est le moins bon, ou les plus mauvais comme tu veux. On se prend toujours des buts de raccroc dans les dernières secondes, histoire de mettre du suspense comme dit Tony.

Donc là, on s’est tous mobilisé, on a serré les fesses, croisé les doigts et on est revenu sur le terrain plus déterminé que jamais. A un moment, Bertrand déborde sur le côté gauche, il transmet à Bennes qui a, sans déconner 5 gars devant lui, sans compter le gardien. Il est à 6 mètres des buts, il a une marée de jambes devant lui et moi je suis esseulé sur la droite, avec personne entre moi et le but. Et bin Bennes, il se pose pas de questions, il frappe. Comme de par hasard, la balle est contrée. Heureusement, Pierrot, qui avait senti que Bennes me passerait pas le ballon, arrive comme un malade et met une mine sans réfléchir. Ca passe je ne sais où entre 6 gars sans toucher personne et but ! La folie sur le terrain, Pierrot a marqué. Le truc ça arrive jamais ou presque. Ah il était content le gars, ça faisait plaisir. En plus, ça nous mettait définitivement à l’abri d’un but dans les dernières secondes.

Enfin presque, car dans les secondes qui ont suivi, on se prend un nouveau but. En même temps, Tony pouvait pas faire grand chose. En plus, pas de bol mais nos « supportrices » venaient d’arriver et nous voient prendre un but. Ca le fait pas trop quand même. Enfin je parle de supportrices, mais en fait elles viennent surtout à Méons pour faire leur yogging et c’est tout. En tout cas, Tony il s’en voulait le pauvre. Pour lui remonter le moral, je lui ai dit de ne jamais oublier qu’un jour, ce fut le plus fort et le plus rapide de tous les spermatozoïdes de sa bande. Et oui, on y pense jamais assez.

4-3 donc. Y’avait pas moyen qu’on le gagne pas ce match. Avec tout le cœur qu’on y avait mis. En tout cas, le match a pris une autre dimension. C’est devenu beaucoup plus tendu sur le terrain. Y’a un coup, ça a failli partir en live même… Y’a Do’ il saute pour faire une tête, le mec en face, il lève un peu trop la jambe et paf, la dent de Do’. Bon ok, Do’ c’est pas le plus grand d’entre nous, mais de là à lui mettre le pied dans la gueule, ça dépasse les bornes des limites. Enfin on a rien dit, mais c’était pas le top du fair play. Pour des éducateurs, je mettrais mention « peu mieux faire ». Du coup, pour nous venger, j’ai voulu jouer au vengeur masqué, enfin à Zorro quoi. Je pars au but, je frappe et je tire sur le poteau. Manque de bol, Flo’ derrière arrive trop vite pour détourner la balle au fond. Putain, j’aurais aimé le marquer celui-là. Pour une fois que ça aurait pas été un but de raccroc.

Et puis Bertrand est arrivé et a délivré tout le monde. Enfin façon de parler, on était prisonnier de personne. Y’a vraiment de ces expressions bizarres dans le sport des fois… 5-3, ce fut le score final. Du coup, on conserve notre place en haut de tableau eheh. On devient même de sérieux outsiders à la victoire finale dans cette poule. Suffira juste de confirmer…

Posté par asdf42 à 17:47:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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